GRAPHOTHERAPIE REEDUCATION FINE
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DIFFICULTES D'ECRITURE OU DYSGRAPHIE ?

 
"L'écriture est une image de soi que l'on renvoie à soi-même
et que l'on donne à voir au regard de l'autre."

— Julian de Ajuriaguerra

Picture
Pince tridigitale rigide et figée.
tenue du stylo crispante
Saisie tridigitale figée ne permettant pas la mobilité des doigts et la fluidité.
 

L'évaluation selon la méthode d'Ajuriaguerra


     Pour étudier l'écriture d'un enfant, l'expert établit l'âge graphomoteur à l'aide des items F (forme) et M (mouvement).

     Cette méthodologie permet de comparer l'écriture du sujet à celle des enfants du même âge. L'équipe de Julian de Ajuriaguerra (1911-1993) a mis au point cette méthode d'évaluation à partir d'items graphométriques rigoureux.

Une évaluation basée sur des critères précis

     
     La méthodologie d'Ajuriaguerra se distingue par une analyse rigoureuse s'appuyant sur des items correspondant à des composantes motrices et graphiques précises :
  • La forme (F) : Elle évalue la structure des lettres et l'organisation spatiale du texte.
  • Le mouvement (M) : Elle mesure la qualité du tracé, la fluidité et les éventuelles tensions musculaires.
     Cette approche permet d'identifier si l'écriture est en phase avec le développement attendu ou si elle présente des signes de souffrance graphique.

Pourquoi l'écriture est-elle difficile ?


     Selon les travaux de référence (O'Hare et Brown, 1989), les origines des difficultés graphiques sont souvent multiples. L'évaluation permet d'identifier quelle sphère est impactée :

  • Les facteurs anatomiques et moteurs : Ils concernent la programmation et l'exécution du mouvement (tonus, force, coordination).
  • Les facteurs visuo-perceptifs : La capacité de l'enfant à bien reconnaître et mémoriser la forme des lettres.
  • Les facteurs visuo-spatiaux : La gestion de l'espace sur la feuille, la tenue de la ligne et le respect des marges.
  • La dyspraxie : C'est un facteur de trouble de la coordination qu'il est essentiel de prendre en compte pour adapter la rééducation.

Les facultés mobilisées par l'acte d'écrire


     Lors de l'évaluation, nous cherchons à comprendre l'origine du blocage, car l'acte d'écrire mobilise plusieurs facultés :

  • La coordination fine : Quand le geste manque de précision.
  • L'organisation spatiale : Quand l'enfant a du mal à tenir la ligne ou à gérer les marges.
  • L'automatisation : Quand tracer les lettres demande un tel effort de mémoire que l'enfant ne peut plus se concentrer sur l'orthographe ou le sens du texte.
  • L'attention : Quand la fatigue graphique empêche de rester focalisé sur la leçon.

Pourquoi réaliser un bilan graphomoteur ?


     Le bilan est l'étape indispensable pour transformer une écriture coûteuse en un geste fluide.

     Mon rôle lors de cette évaluation est de :
  • Identifier la nature exacte des blocages : Est-ce une difficulté de coordination, de posture ou une mauvaise automatisation du geste ?
  • Analyser l'origine des tensions : Comprendre pourquoi la main se crispe et comment libérer le mouvement.
  • Définir un axe de rééducation personnalisé : Proposer des solutions concrètes et adaptées pour obtenir des résultats durables.

Conclusion


     Pour mettre en place une rééducation efficace, il est nécessaire de comprendre l'origine des difficultés.

     Préciser le type de profil graphomoteur permet d'adapter la prise en charge et de définir les axes de travail pertinents pour une meilleure efficacité.

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